lundi 21 septembre 2026 - 08:08
L’avenir de la société se joue dans l’éducation de la jeunesse

Hawzah/Hodjatoleslam Abdolmajid Hakim-Elahi, soulignant la responsabilité des oulémas à l’égard de la jeune génération, a déclaré que les religieux devaient, par une éducation appropriée et un accompagnement éclairé des jeunes, créer les conditions propices à leur épanouissement et à leur développement, afin qu’ils puissent, à l’avenir, servir dignement leur pays et leur peuple.

Inde (A.P.Hawzah) – Une importante rencontre d’une journée consacrée à la formation, à l’éducation et à la réforme, organisée à l’initiative de l’Assemblée des oulémas et prédicateurs du Purvanchal, en Inde, s’est tenue au séminaire Hosseiniyeh Ghawsi, en présence de nombreux oulémas, religieux, intellectuels, prédicateurs et représentants de différentes catégories de la population.

Lors de cette rencontre, Hodjatoleslam Abdolmajid Hakim-Elahi, représentant du Guide de la Révolution islamique en Inde, a insisté, dans son intervention, sur le rôle et la responsabilité des oulémas dans l’accompagnement intellectuel et éducatif de la jeune génération.

Il a déclaré : « Les oulémas ont le devoir d’éduquer et d’accompagner la nouvelle génération de manière à ce que les jeunes puissent, à l’avenir, tout en étant animés par la foi, la connaissance et le sens des responsabilités, jouer un rôle efficace au service de leur pays et de leur peuple et contribuer au progrès et à l’élévation de la société. »

Il a ajouté que l’éducation de la jeune génération ne se limitait pas à la transmission d’un ensemble d’enseignements religieux. Elle devait également permettre aux jeunes de comprendre correctement les valeurs religieuses et culturelles, de prendre pleinement conscience de leurs responsabilités sociales et de se préparer à servir la société.

Le Coran et les Ahl al-Bayt : des trésors précieux pour la communauté chiite

Le représentant du Guide de la Révolution islamique en Inde, évoquant dans une autre partie de son intervention les potentialités et les richesses spirituelles de la communauté chiite, a déclaré : « La communauté chiite bénéficie d’un héritage précieux et inestimable dont de nombreuses communautés sont privées. Nous devons donc mesurer la valeur de ces richesses et œuvrer à leur préservation ainsi qu’à leur transmission correcte aux générations futures. »

Hodjatoleslam Hakim-Elahi a précisé que le Noble Coran, les Ahl al-Bayt, Hazrat Fatima al-Zahra (sa), Hazrat Abou al-Fadl al-Abbas (as), Hazrat Zaynab al-Kubra (sa), Hazrat Sakina bint al-Hussein (sa), Hazrat Fatima al-Masoumeh (sa) et Hazrat Wali al-Asr (aj) figuraient parmi les précieux trésors doctrinaux et spirituels du chiisme, chacun pouvant constituer une source d’éducation, de connaissance, de discernement et un modèle concret pour une vie fondée sur la foi.

Il a souligné que la génération actuelle avait pour responsabilité de connaître correctement cet héritage précieux, de le préserver et de le transmettre aux générations futures selon des modalités appropriées et adaptées aux besoins de la nouvelle génération.

La réforme de la société : une responsabilité permanente pour les oulémas

Au cours de cette rencontre, Hodjatoleslam Aqil Gharavi, prédicateur et religieux de renom, est également intervenu en ligne depuis Londres. Évoquant la nécessité permanente de la réforme et de l’accompagnement au sein de la société humaine, il a déclaré : « Tant que la société humaine existera, le besoin de réforme, d’orientation et de lutte contre les déviations subsistera également. En effet, tant que le bien et le mal seront présents dans le monde, il sera nécessaire de renforcer le bien et d’empêcher la propagation de la déviation et de l’injustice. »

S’appuyant sur une parole célèbre de l’Imam Ali (as) au sujet de la responsabilité des oulémas envers les personnes ignorantes, Hodjatoleslam Gharavi a déclaré : « Avant que les ignorants ne soient appelés à s’engager à rechercher la connaissance et le savoir, les oulémas ont, eux, pris l’engagement d’instruire ceux qui sont dans l’ignorance. »

Il a poursuivi : « Ainsi, lorsque des personnes commettent des erreurs ou adoptent des comportements inappropriés par manque de connaissance, la responsabilité des oulémas ne consiste pas seulement à signaler leurs erreurs. Ils doivent également, avec patience, persévérance et en recourant à une méthode éducative appropriée, créer les conditions nécessaires à leur prise de conscience et à leur réforme, et les guider sur le chemin de la connaissance, du savoir et de la bonne orientation. »

Le deuil de l’Imam Hussein : une expression de la culture et des rites islamiques

Ce prédicateur religieux, abordant ensuite la place du deuil consacré à Hazrat Sayyed al-Shuhada, l’Imam Hussein (as), l’a présenté comme l’un des rites de l’islam et a déclaré : « Le deuil de l’Imam Hussein n’est pas seulement une cérémonie commémorative ; il constitue également l’une des expressions et manifestations importantes de la culture islamique. »

Il a ajouté : « Cette tradition permet de maintenir vivant, au sein de la société, le message et la vérité du soulèvement de l’Achoura et favorise la transmission des concepts et des valeurs islamiques aux différentes générations. Il est donc essentiel de préserver et de perpétuer correctement cette tradition, qui joue un rôle important dans la présentation de la culture de l’islam et des valeurs de l’école des Ahl al-Bayt. »

Hodjatoleslam Gharavi a souligné que la culture de l’Achoura portait des messages tels que la résistance à l’oppression, la défense de la vérité, le sens des responsabilités et l’attachement aux valeurs religieuses, et qu’elle pouvait contribuer à l’éducation de la jeune génération ainsi qu’au renforcement de l’identité religieuse de la société.

Plus de 250 oulémas, prédicateurs, orateurs religieux, récitants et intellectuels de la région du Purvanchal ont participé à cette rencontre et pris part aux différents programmes organisés.

La présence importante de personnalités religieuses et culturelles à cette rencontre a permis d’échanger des points de vue, d’examiner les responsabilités des oulémas dans les conditions actuelles et de souligner la nécessité de renforcer les activités religieuses et culturelles auprès de la jeune génération.

À la fin de la rencontre, Hodjatoleslam Ibn-Hassan Amlavi, prédicateur, religieux indien et secrétaire et coordinateur du programme, a présenté douze propositions en vue de leur examen et de leur suivi.

Ces propositions ont été présentées et examinées avant d’être adoptées avec l’accord de l’ensemble des participants. Elles ont notamment mis l’accent sur la nécessité d’accorder une plus grande attention aux activités religieuses, culturelles et sociales et de renforcer le rôle des oulémas dans l’accompagnement et l’éducation de la nouvelle génération.

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